So What?

Je déménage...
Me suivrez-vous ?
L'exportation des articles se fera progressivement.

# Posté le mardi 24 février 2009 03:44

Modifié le mardi 27 octobre 2009 08:21

Le langage SMS

Le langage SMS fait des dégats qui semblent irrémédiables.
De tout temps, il est arrivé à toute personne de faire quelques fautes d'orthographe. Nous pouvions le dire avant. Actuellement, il serait plus juste de dire "2 tou tan, i é ariV a tou pRson 2 ne pa fR kelk fot dortograf".

Réfléchissez ! Réagissez !
Le langage SMS dénature notre belle langue française. Cette langue-même utilisée par La Fontaine, Molière, Zola, Rimbaud, Apollinaire, Pagnol, et tant d'autres.
Non seulement les mots sont déformés, abrégés à outrance, mais la ponctuation est carrément effacée !

Les dangers font déjà effet...
L'orthographe, c'est déjà compliqué en soi (surtout en France !). Mais c'est important. Ca facilite l'accès aux diplômes (et donc au travail). Ca facilite la rédaction d'un CV et d'une lettre de motivation qui se démarquera des autres (et donc l'accès au travail). Puis franchement, à l'avenir, vous voyez vraiment quelqu'un écrivant en langage SMS dire à ses enfants "travaille ton orthographe et ta grammaire !" ?
De plus, le langage SMS est non seulement compliqué à déchiffrer, mais en plus c'est douloureux pour les amoureux de la langue française !

La solution
Déjà, lire. Un problème lié à notre génération. La génération du pré-maché, mais aussi de l'anti-lecture. Je vous recommande de lire Comme un roman de Daniel Pennac. C'est un livre qui se lit très vite et qui réconcilie avec la lecture (du moins est-ce mon avis, mais je n'ai jamais été fâchée avec la littérature...).
De plus, on aime aller vite. "mm moi sur msn je vais vite, sans majuscules, mais pourtant je conserve la ponctuation et je ne parle qu'en abrégé, cela ne m'empêche pas d'écrire vite, tt le monde me comprend, et je conserve un niveau potable en orthographe". Par contre, lorsque j'envoie un courriel (la version française d'E-mail pour les incultes, parce que "mail" c'est courrier, et non pas courriel, en anglais, mais vous le saviez déjà bien sûr) ou lorsque j'envoie un message privé à une personne, ou même lorsque je poste sur un forum ou sur un blog, j'écris entièrement, en faisant des efforts en terme d'orthographe, par respect pour ceux qui me lisent ! Mais si vraiment ça vous ennuie tant, utilisez l'abrégé. C'est tellement plus simple à déchiffrer.

Un lien intéressant !

Ajout : il s'appelle Deepak Sharma, et il a envoyé 182.689 sms en un mois. Sa facture, imprimée sur 1411 pages, n'a pas dû enchanté son opérateur téléphonique car il a souscrit à un forfait offrant des sms illimités. Il compte maintenant s'attaquer aux 300.000 sms en un mois ; l'histoire ne dit pas si son opérateur a résilié l'option sms illimités ;-)
Le langage SMS

# Posté le mardi 24 février 2009 08:05

Modifié le dimanche 15 mars 2009 14:53

Une preuve d'amour pour Valérie Pécresse....

En ce moment, il se passe quelque chose d'énorme au sein de toutes les universités de France. Malheureusement, les médias (habitués à ne céder qu'une part de la vérité) et les dires d'un gouvernement qui veut parvenir à ses fins donnent une bien mauvaise image des enseignants-chercheurs, des étudiants, et de l'Université française.

NON, les enseignants en université ne font pas tous les ans grèves et manifestations !
A vrai dire, les étudiants se mobilisent tous les ans, mais pas les profs. Et d'ailleurs, ne sommes nous pas, nous étudiants, l'avenir de la France ? Et qu'est-ce que l'Université sinon un lieu de réflexion, d'apprentissage, d'élaboration et d'expression de son opinion ? Devons-nous fermer notre gueule et devenir de jeunes moutons diplômés à bac+3, bac+5 ou bac+8 ?

NON, les enseignants-chercheurs ne se battent pas contre des heures sup, ou la suppression de leurs avantages.
Du moins, pas directement.

NON, nous ne sommes pas fermé à toute perspective d'évolution !
Mais quand tout une Université se soulève, quand des enseignants n'ayant jamais fait une seule grève s'y mettent, quand tous, sans exception, de gauche ou de droite, ont le même avis, quand tous craignent les dangers pourtant évidents de ces mesures, il faut se demander s'il n'y a vraiment rien à contester !

Le gouvernement ridiculise les enseignants, quel meilleur moyen de descendre quelqu'un ?
Nous avons bien reçu vos preuves d'amour, Mme Pécresse, Mr Darcos, Mr le Président...

Voici quelque liens intéressants pour savoir ce qui se passe réellement.
Sauvons la recherche
Sauvons l'université
Nancy Mobilisation
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 27 février 2009 05:16

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, en s'fouttant pas mal du regard oblique des passants honnêtes. Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, en s'disant des "je t'aime" pathétiques, ont des p'tites gueules bien sympathiques !

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, en s'fouttant pas mal du regard oblique des passants honnêtes. Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, en s'disant des "je t'aime" pathétiques, ont des p'tites gueules bien sympathiques !
C'était il y a... oh presque une année maintenant... Les premiers beaux jours, ils sont toujours beaux ces jours printaniers. Le soleil brille, le ciel est bleu, les oiseaux chantent, et ces fleurs qui bourgeonnent par-ci par-là... C'est cliché, mais ça me donne immanquablement l'envie de flâner dans un coin de verdure.
Mais si le bonheur est bel et bien dans le pré, les prés ne courent pas les rues à Nancy. Chacun s'attroupe alors dans les parcs Ste Marie, Charles III, Olry Blondlot et autres Pépinière... Ne faisant pas exception à la règle, nous aussi allons prendre notre "dose d'herbe" quand les rayons (de soleil) pointent leur nez.
Te souviens-tu de ce jour de cours ensoleillé ? Tu étais déjà parti en stage, loin de moi. Qu'ils ont été durs ces cinq mois. Mais ce jour-là, nous étions bien. Tu étais revenu quelques jours, nous devions être en mars, ou en avril. J'étais en cours, mais nous avions décidé de profiter de nos derniers moments en amoureux avant ton départ. Après un déjeuner en tête-à-tête dans un restaurant (... universitaire, c'est tout de suite moins romantique), nous sommes aller nous "poser sur un banc". C'est une "expression de jeunes" pouvant s'assimiler à << n'allons pas nous entasser sur l'herbe, tout le monde le fait déjà, ça verdit les vêtements et ce banc libre suffira amplement à satisfaire notre besoin de nature >>.
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, c'est nous. Cela n'a pas échappé à ce groupe d'enfants qui passaient, t'en souviens-tu ? Te rappelles-tu de cette gosse s'écriant innocemment << Oh, regardez ! Des amoureux !! >>
Aah... la pureté de l'enfance...

titre : Les amoureux des bancs publics, Georges Brassens
pix : trouvée ici (allez-y, c'est charmant !)

# Posté le mercredi 11 mars 2009 10:31

Modifié le mercredi 11 mars 2009 16:20

C'est mon pays

Le breton est-il ma langue maternelle ? Non : je suis né à Nantes où on ne le parle pas... Suis-je même breton ? Vraiment je le crois. Mais de "pure race", qu'en sais-je et qu'importe ? ... Séparatisme ? Autonomiste ? Régionaliste ? Oui et non : différent . Mais alors vous ne comprenez plus. Qu'appelons nous être breton ? Et d'abord, pourquoi l'être ?
Français d'état civil, je suis nommé français, j'assume à chaque instant ma situation de français : mon appartenance à la Bretagne n'est en revanche qu'une qualité facultative que je puis parfaitement renier ou méconnaître. Je l'ai d'ailleurs fait. J'ai longtemps ignoré que j'étais breton... Français sans problème, il me faut donc vivre la Bretagne en surplus, ou, pour mieux dire, en conscience : si je perds cette conscience, la Bretagne cesse d'être en moi ; si tous les bretons la perdent, elle cesse absolument d'être. La Bretagne n'a pas de papiers. Elle n'existe que dans la mesure où à chaque génération des hommes se reconnaissent bretons. A cette heure, des enfants naissent en Bretagne. Seront-ils-bretons ? Nul ne le sait. A chacun, l'âge venu, la découverte ou l'ignorance...

extrait de Comment peut-on être breton, "Essai sur la Démocratie française", de Morvan Lebesque
mis en musique par Tri Yann

Parce que chacun peut comprendre ça... Il est important d'être fier de nos origines, et ce n'est pas une question d'indépendantisme. On me dit souvent "oui, mais nous on ne dresse pas notre emblème à tout va" mais faites-le bon sang !! La France est en nous, mais se proclamer breton, lorrain, ou chti ne remet en aucun cas notre nationalité en cause. La France, c'est toutes ces régions, tous ces départements, toutes ces villes... C'est un patchwork de cultures régionales. N'est-ce pas mille fois plus intéressant de découvrir ces différentes cultures locales plutôt que de ne se limiter qu'à un ensemble similaire nommé la France ?
La Bretagne, je l'ai dans la peau, et personne ne m'enlèvera jamais ça. C'est un pays que personne ne peut oublier, qu'on soit breton de naissance ou d'adoption, on garde ça en soi toute sa vie.

C'est un pays, fallait qu'j't'en parle
Car j'l'ai dans l'coeur comme tu crois pas
Quand j'suis d'dans c'est pas normal
A croire que l'monde n'existe pas.

C'est pas fait pour les cons qui râlent
Après la pluie ou j'sais pas quoi
Moi j'l'aime mieux sous un ciel qui chiale
Balayé par un vent d'noroît.

Là-bas c'est la mer qui donne
Et qui reprend quand ça lui plaît
Et ce putain d'glas qui résonne
Quand elle a r'pris tout l'monde le sait.

Là-bas si c'est pas pour ta pomme
On te le f'ra savoir vit'fait
Ils en ont vu passer des tonnes
De colons et voire même d'Anglais.

Et puis parfois toute la violence
Qui fait lever l'poing sur la place
qui rappelle qu'il y a méfiance
Après la langue on vise la race.

Qu'elle s'est pas trop gênée la France
Pour lui mettre les pieds dans la crasse
Des fois qu'l'idée d'indépedance
Ne laiss'rait pas vraiment de glace.

Car ça n'aime pas les conquérants
A la cupidité vénale
D'puis qu'une Duchesse encore enfant
S'est fait mettr' d'une manière royale.

Sa liberté c'est l'océan
Qui la nuit va r'joindre les étoiles
Et sa terre qui a fait serment
D'être à jamais terre nationale.

C'est aux cris des oiseaux de mer
Quand il reviennent près du rivage
Que j'ai compris qu'il y a l'enfer
Mais qu'ça vaut toujours mieux qu'une cage.

Et même quand chaque jour est une guerre
Qui n'se lit que sur les visages
Ici on n'parle pas d'sa misère
Et encore moins de son courage.

Si j'en rajoute un peu, tant pis
Au début j't'ai bien dit que j'l'aime
Dans tout c'merdier c'putain d'pays
M'tient plus chaud qu'la gonzesse que j'traîne.

J'ai pas fini d'l'ouvrir pour lui
Pour lui j'fil'rais même des chataîgnes
Au premier salaud qui l'détruit
Ou qui voudrait lui r'mettre des chaînes

C'est un pays, Soldat Louis

Breizh, da garan <3

vidéo :by Juju4435, image de Bretagne partant de Cancale (35) et jusqu'à St Nazaire (44) sur une musique de Soldat Louis.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 05:07

Modifié le jeudi 12 mars 2009 05:43